dimanche 6 juillet 2014

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       prOtOcOle - PRTCL


  1. Une exposition est une prise de risque

Il faut comprendre le terme et l’action d’exposer par son sens littéral : je m’expose, tu t’expose, il s’expose etc. Toute autre forme de « monstration » appartient à l’événementiel.

  1. Une exposition est un processus
Figer une exposition aboutie à la tuer en la transformant illico en cérémonie funéraire.

  1. Une exposition est un temps de vie
Elle est l’inverse de la mort dans l’âme. Manger, dormir, danser, utiliser la salle de bain s’inscrivent dans une exposition.

  1. Une exposition est auto-compréhensive
Les efforts de pédagogie sont vains et transforment l’exposition en une salle de classe, ennuyeuse et disciplinée.

  1. Une exposition est sans fins
Ni but, ni début, ni fin, une exposition joue avec le temps. Ses frontières sont ambiguës. Elle peut éventuellement durer toujours et partout.

  1. Une exposition est une langue
La langue de l’exposition est sa propre langue qui n’est pas une langue nationale.

  1. « Exposition », nom féminin




- - - - - libre de droits, ne pas imprimer, ne pas jeter sur la voie publique, ne pas recycler - - - -  


vendredi 4 juillet 2014

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la bataille tactique a commencé
s'agissant du secteur offensif français, la partie d'échec pourrait laisser place à une partie de poker, avec une grande part de bluff




vendredi 27 juin 2014

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vu en Allemagne en 2012
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communication
l’état de confusion mentale doit être soigneusement entretenu
un des meilleurs moyens pour y parvenir réside dans l’utilisation du discours paradoxal  : faites ce que je dis, mais pas ce que je fais et surtout puissiez-vous ne rien comprendre à ce que je vous raconte de manière à ce que, quoi que vous pensiez, quoi que vous disiez ou quoi que vous fassiez, je puisse toujours avoir raison
ce type de communication, qui tend à faire agir les unes contre les autres différentes aires de la personnalité du manipulé, génère des conflits de loyauté et est "schizophrénogène"
pour le dire plus simplement, ce genre de communication rend "fou"
(le nouvel observateur société    publié le 30 mars 2012 à 19h50)









mercredi 25 juin 2014

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citoyen
je ne peux pas les retenir, citoyen Danton, ils veulent saccager...
mettez les dans le gouffre et sauvez la patrie !
(Gance, Napoléon, Bonaparte et la révolution)



mercredi 18 juin 2014

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forme
le mot forme n'a absolument pas le même sens en mathématique et en art
la forme désigne en mathématique le cristal langagier des structures
et en art le moyen approprié de séduire en re-formalisant
et en exposant des fragments du réel sensible
(Badiou  conférence à l'Ircam  Ubuweb )





lundi 16 juin 2014

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cité
Pour Hegel déjà, le monde grec était celui de "la cité comme oeuvre d'art".

mythe
l'immémorial était une propriété intrinsèque des mythes. On ne fabrique pas l'immémorial, il est aussi bien à venir.
Ce qui nous manque (car il nous manque quelque chose, il nous manque la politique, nous n'en disconvenons pas), ce n'est ni la matière ni les formes pour fabriquer du mythe. Pour cela, il y a toujours assez de bric-à-brac, assez de kitsch idéologique disponible, aussi pauvre que dangereux.
Il nous manque de discerner l'événement - les événements où s'inaugurent en vérité notre avenir. 
lls ne se produisent pas dans un retour des mythes. Nous ne vivons plus dans le dimension ni dans la logique de l'origine. Nous existons dans le tardif, dans l'après-coup historique. Ce qui n'exclut pas que l'extrémité du tardif soit aussi la pointe du nouveau. C'est même exactement ce qui nous est demandé de penser.
(Lacoue-Labarthe & Nancy, Le mythe nazi,  1980/1991)



jeudi 12 juin 2014

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musique
La musique suit l'Histoire. S'il y en a un qui a préfiguré, fait chanter, fait "musiquer" l'épouvante qui venait, c'est bien Schoenberg. Le thème affirmatif final de la Kammersymphonie, op 9, presque beethovénien, est une sorte de raidissement devant ce qu'il pressent. C'était avant 1914. J'avais 11 ans à la mort de celui qui a voulu la fin de la tonalité, il savait que, quand on touche à quelque chose, même de manière infime, on touche le tout et tout doit alors changer. Schoenberg a voulu autre chose que le beau, il a voulu ce qui hante tout artiste : le nouveau.




art + peur
Je pense très souvent aux musiciens d'aujourd'hui ; j'écoute leur musique tant que je peux. On se prépare à un âge artistique très inconfortable. L'art peut disparaître dans la multiplication des supports technologiques, l'abolition de la distance, donc du temps.
L'art est né dans la peur, donc dans la prière, qui n'est pas une allégeance à Dieu mais un retour d'émotion sur l'être qu'on est, pour se rassurer soi-même, et collectivement si possible.

(Pierre Guyotat, Le Monde, mercredi 11 juin 2014)







mardi 10 juin 2014

lundi 9 juin 2014

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infrastructure
Partout dans le monde, cette règle a été validée : s'il y a une nouvelle infrastructure, l'effet d'aubaine entraîne une augmentation du trafic




La première autoroute surélevée des États-Unis reliait le nord de Manhattan à Brooklyn sur 8 km et absorbait 140.000 voitures par jour depuis 1931

En 1973, des pilotis s'écroulent, entraînant sa fermeture



stupéfaction générale
À la stupéfaction générale, le trafic à l'entrée de New York baisse brutalement
phénomène que les spécialistes appellent l'évaporation
plus on restreint le trafic, plus il disparaît





civilisation
Les boulevards des maréchaux, aujourd'hui civilisés, 
transportent environ 195.000 personnes par jour en tramway et en automobile
sans compter les piétons et cyclistes,
soit l'équivalent du périphérique
sur une emprise animée, pratique, agréable bien plus étroite
Apporter la civilisation au boulevard périphérique permettrait de transformer portes et abords, de lier "Paris" et "Grand Paris".



Porte de la Villette





samedi 7 juin 2014

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faire événement
La politique, ce sont des événements, en sorte que, même s'il est toujours possible de trouver aux événements une origine lointaine (c'est la tâche des historiens), l'action politique n'existe que par référence à ce qui se passe maintenant, au présent. Agir politiquement, c'est donc faire événement. Ou, ce qui revient au même, réagir aux événements. Y compris ceux dont s'est saisi l'adversaire pour les disqualifier ou les contrecarrer. De ces séquences de coups et de contre coups dépendent des situations politiques, jamais inexorablement déterminées.
Or, dans la situation actuelle, l'extrême droite non seulement a l'initiative, mais elle semble aussi être parvenue à subjuguer la gauche, perdue au point de ne manifester quasiment aucune réaction en réponse à son offensive.
(Luc Boltanski & Arnaud Esquerre, Vers l'extrême - extension des domaines de la droite, éditions dehors, mai 2014)




liberté + univers
les libertés politiques n'épuisent pas le contenu de l'esprit de liberté qui, pour la civilisation européenne, signifie une conception de la destinée humaine. Elle est un sentiment de la liberté absolu de l'homme vis-à-vis du monde et des possibilités qui sollicitent son action. L'homme se renouvelle éternellement devant l'Univers. A parler absolument, il n'a pas d'histoire.
(Emmanuel Lévinas, Quelques réflexions sur la philosophie de l'Hitlérisme)